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Kinshasa : le projet « Mimo » ambitionne de rendre 500 femmes autonomes en quatre ans

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Kinshasa : le projet « Mimo » ambitionne de rendre 500 femmes autonomes en quatre ans

Dans le cadre de la promotion du développement de la femme, l’initiative « Mimo » vient de lancer un projet structuré visant à autonomiser 500 femmes à Kinshasa d’ici quatre ans, sous le thème "Talent féminin au service de l’innovation et de la culture". Porté par la structure Pixel Solution et le Centre culturel Meko, le projet a été officiellement dévoilé le samedi 31 octobre 2026 lors d’une conférence de presse organisée par AGORE Congo à l’espace New Malebo, dans la commune de Ngaliema.

Mimo (contraction de Micro et Mots) est une initiative communautaire conçue et exécutée au sein du Centre culturel M'eko, situé à Ngaliema. À travers des conférences, des ateliers et des rencontres de partage, ce projet se veut une plateforme d'écoute pour permettre aux femmes d'exprimer leurs réels besoins et aspirations.

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Le projet est né d’un constat amer : de nombreuses femmes bénéficient de formations professionnelles sans jamais parvenir à s’insérer durablement dans la vie active. Altesse ka Mbote, initiatrice de Mimo, explique la démarche novatrice du projet :

« Nous avons constaté qu’à Kinshasa, plusieurs structures forment les femmes et multiplient les activités. Pourtant, ces dernières n’arrivent pas à s’en sortir, manquent d’accompagnement et restent peu autonomes. Avec Mimo, nous avons décidé de changer d’approche : nous écoutons les femmes, identifions leurs compétences latentes, les formons et, surtout, nous leur offrons un suivi rigoureux pour les mener vers une véritable autonomie. »

Selon Yves Luhiriri, acteur culturel et manager du Centre culturel M'eko, le déploiement de Mimo s’étalera sur quatre ans, subdivisés en quatre grandes phases.

La première étape de ce chronogramme débutera dès cette année :

  • 14 novembre 2026 : Cérémonie de lancement officiel au Centre culturel Meko.
  • 5 janvier au 5 mars 2027 : Première session de formation intensive consacrée aux compétences numériques.

« La femme congolaise a un besoin crucial de formation, et beaucoup ignorent encore comment exceller grâce aux outils technologiques. C'est pourquoi nous avons choisi de débuter par le numérique », précise Yves Luhiriri.

À l’issue de cette phase théorique et pratique, une seconde étape de structuration et d’incubation sera enclenchée pour accompagner individuellement les participantes les plus assidues vers l’entrepreneuriat ou l’emploi.

Pour garantir une inclusion maximale, cette formation qui touchera à terme divers secteurs d’activité, est entièrement gratuite. De plus, le parcours sera sanctionné par un brevet de compétences officiellement certifié par le gouvernement congolais.

En amont de cette annonce, le Centre culturel Meko avait déjà mobilisé la communauté la semaine dernière en organisant un atelier-débat thématique, animé par une actrice culturelle de la place, pour jeter les bases de cette grande aventure de l'autonomisation féminine.

Milca Nlandu

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