Slam et poésie

Poésie : Marlène Acte 2 (Negue Fly)

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Poésie : Marlène Acte 2 (Negue Fly)

Après avoir marqué les esprits avec son poème événement "MARLÈNE" , le poète Negue Fly Nsau annonce la suite.

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‎Si le premier chapitre était celui de la conquête, celui où Marlène, femme-monde, femme-flot, prenait possession de l'amour et s'y abandonnait, le second sera celui de l'après.

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‎Negue Fly Nsau nous revient avec une suite plus intime, plus sombre et plus lumineuse à la fois. Moins un poème d'amour qu'un poème sur ce que l'amour laisse derrière lui.

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‎‎Tu es venu à moi ; Moi de même. 

‎Puis nous sommes devenus un 

‎Et le temps ici se délite, hésite de marcher vite. Nous ne sommes qu'à la vingtième minutes.

‎Vingt battements de la nuit que l'orage de nos peaux s'entrechoque. 

‎Presque un quart d'heure et plus que nos chairs s'épousent en de fiévreux frôlements :

‎Évanescence

‎Nitescence

‎Smaragdine

‎Callipyge

‎Obsidienne

‎Moire

‎Volubilis

‎Insenescence

‎Chrysalide

‎Quintessence

‎Alchimie

‎

‎Le temps n'avance plus d'un seul pas ; l'horloge s'est tue à la vingt-cinquième minute. Elle l'a scellé dans l'éternité

‎Et ses aiguilles ont retenu leur souffle.

‎

‎Corps à corps 

‎Luminescence

‎Velours

‎Effleurement

‎Frisson

‎Isolât

‎Galbe

‎Sillage

‎Saphique

‎Pétale

‎Nectar

‎Corolle

‎Turgescence

‎Nacarat

‎Frémissement

‎Incantation

‎Spasme

‎Aurore

‎Absolution

‎

‎Il goutte depuis des heurs

‎Pluie de kin

‎Pluviôse

‎Petrichor

‎Ruissellement

‎Fraîcheur

‎Nidoreux

‎Caléfaction

‎Hygrométrie

‎Frimas

‎Précipitation

‎Osmose

‎Brumisation

‎Déluge

‎Nitescence

‎

‎Le fils de l'homme a foulé les eaux, les eaux l'ont englouti 

‎

‎Puis :

‎Lassitude

‎Satiété

‎Alanguissement

‎Moiteur

‎Léthé

‎Crépuscule

‎Opale

‎Murmure

‎Effluve

‎Caresse

‎Pénombre

‎Séraphique

‎Souffle

‎Béatitude 

‎Éternité

‎

‎Nos souffles se tranquillisent.

‎L'exhalaison des draps se tait

‎Plus rien ne dit mot

‎Ni plafonnier 

‎Ni verbiage des meubles fatigués

‎Pas un seul mot dans l'air.

‎Sur ton visage halieutique, Kinshasa s'enroule.

‎Mon regard tombe dans tes yeux :

‎S'y mire l'empyrée d'un kinois rassasié

‎Ta pupille est un styptique

‎Où la nuit noire vient poser sa tête.

‎Sous tes paupières marcescentes,

‎Le chaos de la ville s'ordonne,

‎L'efflorescence des poussières

‎Devient un collier d'ambre

‎

‎Marlène a pris le ciel, et le ciel s'est donné à elle. 

‎Ecrit par Negue Fly le poète 

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