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Procès Rebo Tchulo : A l'heure du dernier virage !

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Procès Rebo Tchulo : A l'heure du dernier virage !

La chanteuse congolaise Déborah Tshimpaka, connue sous le nom de Rebo Tchulo, approche du dernier virage de son procès. Après sa nouvelle comparution devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema, le verdict final dans cette affaire est attendu le jeudi 20 août 2026.

L’audience du lundi 10 août n’a pas été sans émotion. Au cours des débats, la défense de Rebo Tchulo, représentée par Me Jean-Marie Kabengela, a sollicité une brève suspension afin de permettre à l’artiste de se rendre au chevet de son enfant malade, avant de revenir poursuivre l’audience.

La demande a toutefois été rejetée par le tribunal. Le président de la composition, le capitaine Guy Kwesh, a justifié cette décision en estimant qu’aucun élément de preuve n’avait été présenté pour établir la situation de détresse de l’enfant. Il a également relevé que la prévenue comparaissait en liberté. L’audience s’est donc poursuivie malgré les échanges tendus entre les avocats des différentes parties.

Des échanges houleux lors des plaidoiries

Lors des plaidoiries, un conseil de la partie civile a notamment qualifié « Maman na Bango » de « dangereuse », évoquant sa beauté et l’influence qu’elle serait susceptible d’exercer sur certaines personnes. Ces propos ont provoqué des échanges houleux entre les deux parties, poussant la défense de l’artiste à réfuter fermement ces allégations.

Dans ce contexte particulièrement tendu, la parole a également été accordée à Rebo Tchulo pour une dernière déclaration. Gardant son calme, la chanteuse a une nouvelle fois clamé son innocence, affirmant qu’elle dit la vérité depuis le début de cette procédure.

« Depuis le début de ce procès, je ne fais que dire la vérité. Depuis que ce dossier a débuté, je n’ai pas de paix. Heureusement, le Seigneur me donne la force de tenir. Je suis chrétienne et je ne suis pas habituée à mentir. Je dis toujours la vérité, rien que la vérité », a déclaré l’artiste Rebo Tchulo

L’artiste a également affirmé n’avoir sollicité aucun militaire ni aucune autorité pour intervenir dans cette affaire.

« Dans ce dossier, je suis innocente. Je n’y suis pour rien et je n’ai aucune relation avec les militaires. Je n’ai jamais appelé quelqu’un pour intervenir, qu’il soit militaire ou membre du gouvernement. Tout le pays m’a collé des maris au dos. Je suis choquée », a indiqué l’ex-partenaire d’Innoss’B

Selon Rebo Tchulo, cette affaire pourrait être orchestrée par une personne cherchant à lui nuire dans sa carrière artistique.

« Monsieur le Président, que la justice fasse son travail et que chacun soit responsable de ses actes. Depuis le début de ce procès, on me fait porter le chapeau. Parce que je suis Rebo ? Parce que je suis une artiste ? », a regretté la chanteuse

Elle a conclu en réaffirmant sa confiance en la justice et en Dieu :« J’ai confiance en la justice. Dieu connaît nos cœurs et il sait qui ment et qui dit la vérité. Même si, devant les hommes, cela ne se voit pas, chaque personne ici qui ment à mon nom paiera devant Dieu. »

Un verdict très attendu

Pour rappel, Rebo Tchulo a comparu une nouvelle fois le 10 août 2026 devant la juridiction militaire pour répondre des faits qui lui sont reprochés, notamment d’avoir prétendument incité des militaires à commettre des actes contraires à la loi et à la discipline.

Lors de l’audience du 6 août 2026, la partie civile, représentant le chauffeur Platini Kasaï Sadisa, avait réclamé 250 000 dollars américains à titre de dommages et intérêts.

Après plusieurs comparutions et des débats parfois tendus, le verdict final est désormais attendu le jeudi 20 août 2026. Cette décision déterminera l’issue judiciaire de l’affaire et pourrait conduire à l’acquittement de Rebo Tchulo ou à une condamnation, selon la décision du tribunal.

Yves Muetu

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