La grande salle de la division provinciale de la Santé a accueilli, ce samedi 20 juin 2026, le vernissage des deux œuvres de l’écrivaine Salama Bybyley. Intitulés « Le poids de deux vies » et « L’amour au creux de nos blessures », ces livres marquent le retour de l’auteure sur la scène littéraire, un an seulement après la parution de ses deux premiers essais.
Devant un public composé de lecteurs assidus et de quelques pairs écrivains, Salama Bybyley a tour à tour présenté ses ouvrages, respectivement de 127 et 130 pages. La cérémonie, ponctuée d’échanges et de réflexions, s’est déroulée dans une atmosphère calme et conviviale, propice au partage d’idées.
Dans son intervention, l’auteure a exprimé sa gratitude envers les participants, dont la présence a, selon elle, contribué au succès de l’événement. Elle a invité le public à se procurer les livres, disponibles au prix de 20 dollars chacun, aussi bien sur la plateforme Amazon qu’auprès d’elle-même. « Il y a des conseils qui s’y trouvent et qui leur seront très bénéfiques », a-t-elle souligné.
Les deux parutions, éditées par la maison Ukweli Éditions, s’inscrivent dans une démarche testimoniale et thérapeutique. Dédié aux femmes qui assument seules leurs responsabilités familiales, « Le poids de deux vies » rend hommage à leur résilience et à leur combat quotidien. Dans la préface, Laetitia Tembeya, éditrice, écrit : « Il ne s’agit pas ici d’idéaliser. Il s’agit de voir. Vraiment voir. Avec une attention qui ne corrige pas, qui ne simplifie pas mais qui accueille ».
Quant à « L’amour au creux de nos blessures », il aborde la reconstruction affective après des traumatismes passés, mêlant espoir et guérison.
Interrogée sur les origines de sa vocation littéraire, l’auteure révèle que l’écriture professionnelle est née d’une recommandation de son psychologue, rencontré l’année précédente : « Il m’a dit qu’il fallait que j’écrive, que ça soit une sorte de thérapie. Et c’est là que tout a commencé », confie-t-elle. Pour elle, l’écriture est un exutoire : « Ça m’aide à avancer vers la guérison ».
Salama Bybyley, diplômée en Droit économique et social et actuellement en Master en coopération et aide humanitaire, a choisi de délaisser les prétoires pour se consacrer à l’humanitaire. Originaire de Goma et issue d’une fratrie de cinq enfants, elle ambitionne d’apporter, par ses mots, un changement tangible dans la vie de ses lecteurs.
Ses précédents ouvrages, « Amour et croissance » (2025) et « Les mots de mes maux » (2025), avaient déjà posé les jalons d’une œuvre centrée sur les blessures intimes et la résilience. Avec ces deux nouveaux bijoux littéraires, elle enrichit sensiblement le paysage éditorial local.
« Je n’ai pas encore atteint l’objectif que je recherche, mais ça va arriver », a-t-elle conclu, confiante quant à la suite de son parcours. Les ouvrages sont déjà disponibles.
Franklin MIGABO
