« Nous refusons de servir de communication pour faire croire qu’un travail a été fait alors que nous n’avons reçu aucun soutien », a déclaré Nathalie Eoma à l’endroit de la ministre de la Culture, Yolande Elebe.
Après le déroulement de la 6e édition de la DRC Fashion Week, le samedi 16 août 2026, le ministère de la Culture, Arts et Patrimoine a publié le compte rendu d’une rencontre entre la ministre Yolande Elebe et une délégation de la DRC Fashion Week, consacrée au bilan de cette édition.
Selon la publication du ministère, « S.E. Mme Yolande Elebe Ma Ndembo a reçu ce 19 août 2026 une délégation de la DRC Fashion Week, conduite par sa cofondatrice, Bénie Nyota ».
Au cours de cette rencontre, plusieurs questions ont été abordées, notamment le bilan de cette 6e édition ainsi que l’engagement du gouvernement à accompagner davantage les industries culturelles et créatives (ICC), à travers des réformes réglementaires adaptées.
L’objectif affiché par le ministère est notamment de « formaliser les activités des créateurs, faciliter leur accès aux financements et propulser le talent congolais sur les marchés régionaux et internationaux ».
Mais cette communication n’a visiblement pas été du goût de Nathalie Eoma, fondatrice de la DRC Fashion Week. Dans une publication sur sa page Facebook, elle a vivement dénoncé ce qu’elle considère comme une absence de soutien du ministère de la Culture lors de l’organisation de cette 6e édition.
« Les autorités de ce pays ne connaissent vraiment pas la honte. Hormis le ministère de la Communication et des Médias de M. Patrick Muyaya, aucun autre ministère ne nous a réellement soutenus », a-t-elle écrit.
Elle poursuit en dénonçant une démarche qu’elle estime essentiellement communicationnelle : « Là, ils nous reçoivent seulement après le succès et le buzz de l’événement, pour prendre cette photo. Aucun soutien financier, aucun accompagnement. Nous refusons de servir de communication pour faire croire qu’un travail a été fait alors que nous n’avons reçu aucun soutien ».
Nathalie Eoma a finalement conclu son message par une expression populaire congolaise : « Ba zanga mawa », autrement dit, « ils sont sans pitié ».
Yves Muetu
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