Née à Lubumbashi, Kapinga Mosha Donciel alias Mosha du Ciel est une jeune artiste slameuse et audacieuse habitée par la puissance des mots qui incarne une nouvelle génération d’artistes slameuses congolaises.
En seulement 2 ans, Mosha du Ciel a su s’imposer comme l’une des figures incontournables de la nouvelle génération, capable de rivaliser sur la scène artistique lushoise par sa discipline et son talent. Sa trajectoire illustre l’ascension d’une princesse qui, par son talent et sa détermination, a conquis le règne de la couronne, confirmant ainsi son nom de Mosha venue du Ciel.
Encore jeune, Mosha venue du Ciel refuse de voir des freins à son parcours et avance avec détermination dans un univers poétique inspiré de ses expériences personnelles, de l’amour, de la spiritualité, mais aussi de questions universelles qui touchent à la société et à l’identité. « Je veux toucher, éveiller, faire vibrer », affirme-t-elle, résumant ainsi sa démarche artistique.
En 2024, lors du Festival international du slam au Congo (FISCO), Mosha du Ciel découvre le slam. Séduite par la force des mots, elle se forme auprès de Doryphore Mearl Armel, artiste et initiateur de la plateforme Cas Tout Bas, qui l’accompagne dans l’écriture et la posture scénique. Très vite, elle rejoint la première édition de Cas Tout Bas Rimes, véritable tremplin pour son immersion dans la scène slam lushois.
L’affirmation : les scènes collectives (2024-2025)
Rapidement, elle collabore avec des collectifs comme Pouvoir Slam et Mwetu Slam, où elle participe à des spectacles tels que _Échos de nos vibrations_ et _Éclosion_. Ces expériences lui permettent de s’ancrer dans une dynamique collective et de donner plus de profondeur à son écriture.
En mars 2025, Mosha du Ciel participe au Festival Slam Femina, organisé par Jenny Muyongamayi, un espace dédié aux voix féminines. Aux côtés de figures reconnues comme Esther Abumba, MLD Slamaraine ou Mwasi Moyindo, Mosha affirme sa place par sa détermination dans le travail et sa maturité dans l’art.
La consécration : la reine prend son trône
L’année 2025 marque un tournant majeur pour Mosha qui présente son premier spectacle solo, _La Trilogie Verbale_, au Centre d’Art Biasasa. Trois parties, trois souffles, une déclaration d’amour au public qui l’adule. La réception est chaleureuse, confirmant son statut d’artiste majeure.
La même année, elle se produit à l’Institut Français de Lubumbashi avec _Bloc Oratoire_. Ses mots gagnent en maturité, son corps en assurance : Mosha du Ciel n’est plus seulement une voix émergente, mais une présence incontournable.
Au-delà de la scène, Mosha s’investit dans la transmission. Elle anime des ateliers au Centre d’Art Biasasa et au Lycée Tudjikaze, accompagnant de jeunes artistes dans leurs premiers pas.
« Animer des ateliers, c’est apprendre à donner », affirme-t-elle.
Ses créations – telles que _La femme, L’éducation, Je suis la voix que tu méprises ou Tribunal de l’enfant_ – témoignent d’une plume engagée, nourrie par les réalités sociales et les questionnements identitaires de la jeunesse congolaise et lushoise.
Avec son énergie artistique et sa volonté de « faire vibrer les consciences », Mosha du Ciel s’impose comme une constellation montante du slam à Lubumbashi. Partie d’une première scène tremblante, elle a bâti un royaume poétique où chaque silence compte autant que chaque mot. Princesse souveraine, elle règne par la force de sa voix, la sincérité de ses textes et la lumière qu’elle apporte à la scène artistique congolaise et lushoise.
Grady BIZAKI
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