Né à Goma le 11 novembre 2000, Baraka Kato est chanteur, musicien et interprète gospel. Cinquième enfant d’une fratrie de neuf, fils de Balagire Kato Gervais et de Martine Kayani, il grandit dans une famille profondément ancrée dans la foi chrétienne. Son père, prédicateur, et ses frères choristes lui transmettent très tôt le goût du service et du chant. À seulement six ans, il intègre sa première chorale, avant de rejoindre en 2016 une grande chorale locale, puis de débuter sa carrière en 2020 avec sa première chanson « Je te fais confiance ».
Diplômé en pédagogie et licencié en gestion et administration, spécialisé en marketing et management, Baraka Kato incarne une génération d’artistes gospel qui allient formation académique et vocation spirituelle. Sa musique, qu’il définit d’ailleurs comme une « simplicité dans l’excellence », puise dans la Bible et dans son vécu personnel. « La musique est devenue ma lumière, même dans mes incertitudes », confie-t-il, rappelant que son premier titre est né dans un moment de crise familiale, comme une réponse divine à ses prières.

Son premier souvenir de scène est teinté d’appréhension. Inspiré par Papa Franck Mulaja, il tente de l’imiter… et échoue. Mais l’assemblée, indulgente devant la jeunesse, l’applaudit chaleureusement. Ce moment, loin de le décourager, devient une étincelle : la scène sera son autel.
Le gospel comme mission
Inspiré par le groupe Gaël et Athom’s Mbuma, mais aussi par des figures internationales telles que Michael W. Smith ou Don Moen, il développe très vite une identité musicale marquée par la foi et l’espérance. Son message artistique se résume en deux mots : espoir et confiance. Sur la scène de Goma, qu’il considère comme un autel, il voit chaque prestation comme un acte de sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu.

Les défis sont nombreux : manque de sponsors solides, absence de structures de soutien. Mais Baraka Kato nourrit des ambitions claires : collaborer avec des figures majeures du gospel congolais comme Moïse Mbiye ou Athom’s Mbuma, remplir le stade de l’Unité à Goma, et porter sa voix à l’international. « Je veux laisser l’héritage de l’excellence dans la simplicité, avec humilité, en restant un chrétien authentique », affirme-t-il.
Amani Lugero
