Film : L’AVEUGLE ET SON FRERE Vidéo culturecongo

Au pays de Nelson Mandela, l’Afrique du sud, vivaient deux jeunes gens répondant au nom de Ruso ainsi que son frère connu  sous le  nom de Django. Ils étaient orphelins de père et de mère. Tellement qu’ils étaient dans la précarité, Django s’employait au vol à la tire dans les rues de Soweto. Les fruits du vol l’aidaient à nourrir son frère ruso l’aveugle.

Un jour, dans sa besogne, il fut surpris dans la boutique d’une vieille dame sur l’avenue dudu zulu et avait été tabassé copieusement par les jeunes gens alertés par la vielle

Il n’eut la vie sauve que grâce à l’intervention de certains passants qui se sont interposés dans la bagarre. Les coups qu’il avait reçus l’ont immobilisé à la maison au point qu’il se demandait ce qu’il ferait pour nourrir son frère l’Aveugle. Alors il lui tint ce langage :

Django dit à Ruso : « Mon frère, j’ai une idée » ! Ruso lui demanda : « laquelle » ? Django lui rétorqua : « mon frère, on peut aller quémander de l’argent sur la rue, les gens auront pitié de toi comme tu es aveugle ». Et Ruso lui répondit : « c’est une bonne idée. On débute quand » ? répondit Django : « Dès demain ». A l’endroit de la quémande, les gens donnaient de l’argent par pitié à cause de Ruso. Mais quand ceux-ci donnaient, Django volait cet argent pour aller boire de l’alcool. Parmi les gens qui leur donnaient l’argent, il y avait une fille au nom de Belle qui donnait chaque matin 50 pièces de monnaie avant d’aller à l’Université.

Et quand elle remettait cet argent à Ruso, elle lui chuchotait à l’oreille : « Que Dieu te fasse grâce pour qu’un jour tu puisses me voir ». Et Ruso répondait toujours : « Amen. Que Dieu exauce ta prière ». Ruso était un jeune homme beau du visage. Plus tard, le premier jour de l’été,

Ruso écoutait les gens explosés de joie qui disaient : « vive l’été » alors que lui était toujours là percevant tous ces cris. Il était si triste, car il lui était impossible d’admirer la beauté pittoresque de cette saison. A l’instant même, Belle était venue lui donner de l’argent. Alors Ruso demanda à Belle : « pourquoi les gens crient-ils de la sorte » ? Belle répliqua : « ils crient parce que c’est le premier jour de l’été ». Au même moment Ruso manifesta un signe de regret en disant : « Ah, si j’avais la vue, je pourrais aussi admirer cette merveille ». Et Belle lui donna une parole d’espoir en disant : « un jour, Dieu te fera grâce pour que tu puisses voir toutes ces merveilles

Et ce jour là, Ruso décida de s’enquérir du nom de la fille : « jeune fille ! Comment t’appelles-tu » ? Et à la fille de répondre : « je m’appelle Belle ». Ruso répliqua : « enchanté Belle ; moi, on m’appelle Ruso.

J’espère que tu es si belle comme ton nom » ?

Belle donna un sourire. Elle ressemblait aussi à son nom,

mais Ruso ne pouvait pas scruter cette beauté.

Alors, elle dit à Ruso : « peux-tu aller à la plage pour respirer l’air de l’océan » ? Ruso répondit : « si seulement tu me sert de guide ». Et Ils se sont dirigés vers la plage.

Tout près de l’océan, Ruso dit à Belle : « l’air est si bon. Merci beaucoup Belle ». Belle répondit : « je t’en prie Ruso ». Or, elle ne savait pas que Ruso dessinait les gens sans les avoir vus, mais en leur touchant simplement la figure. Quelques minutes après, il demanda un stylo et un papier à Belle pour un travail de décoration : « Veux-tu que je te dessine » ? Sourire jaune aux lèvres de Belle et répondit : « excuse-moi de te dire ça ; toi, tu es aveugle, que feras tu pour esquisser mon portrait » ? Ruso lui dit: « si seulement je te touche à la figure, je te dessinerai. S’il te plaît, apporte-moi un papier et un stylo et tu verras que je le peux bien ». Belle ne croyait pas encore à son talent. Mais malgré lui, elle lui apporta au moins un papier et un stylo. Et Ruso commença à dessiner. Et quand il dessinait, il était obligé de toucher la figure de Belle pour bien apprécier les rondelles de son visage et les colorier. Quelques minutes après, il remit à Belle son portrait. Au vu de ce portrait, elle cria en disant : « je n’y crois pas ». Le portrait était si fantastique, que celui de Picasso. Belle dit à Ruso : « merci beaucoup Ruso. C’est vraiment un portrait magnifique ». Ruso répondit : « De rien Belle, regarde-moi, Je n’ai rien à t’offrir, le seul bijou qui sera sur tes yeux, c’est ce Portrai ; malheureux et aveugle que je suis, l’homme qui n’a pas de moyens pour sa propre tombe, Celui qui n’a ni forme, ni visage comme la mort : s’appelle Ruso. Quel est le chemin à prendre pour ne pas aller loin de toi ? Belle, Le mystère et l’ignorance se ressemblent. Ajoute-t-il : ils nous prennent sans que l’on ne s’y attende, ils nous traînent vers un chemin inconnu, et nous restons toujours impuissants et soumis. Belle, je suis amoureux de toi ». Quand Ruso parlait ainsi, Belle avait de larmes aux yeux. Après une mure réflexion, elle rétorqua : « Moi aussi, je suis amoureuse de toi ». Et c’était la genèse de leur aventure. Deux semaines plus tard, Belle dévoile son secret à sa mère en lui disant : « Maman, j‘ai maintenant un petit ami qui est si beau ». Sa mère, tout étonnée, dit: « ah bon, c’est une bonne nouvelle ; ma fille. Et comment s’appelle t-il » ? Belle répondit : « il s’appelle Ruso ». Sa mère lui pose cette question : « ne peux-tu pas l’inviter au diner de ce samedi » ? Belle répondit : « rien ne peut me l’empêcher, maman ». Un beau matin Django dit à Ruso : « Mon frère, tu as gagné un jack pot. Le père de cette fille a beaucoup d’argent ». Ruso lui dit : « ne dit pas ça, l’amour est inconditionnel ; nous deux, nous en savourons déjà le désir aveuglement ». Au cours de cette conversation, Belle apparut et leur dit bonjour. Ruso et Django répondirent : « bonjour belle ». Django dit : « bon, il faut que je prenne congé de vous » ; et il s’éclipsa.  Alors Belle tint à Ruso ce langage : « mon amour, ma maman t’invite à venir dîner avec nous ce samedi ». Ruso répondit à belle : « ah bon, c’est une bonne chose. Mais est-ce que tes parents vont m’accueillir favorablement » ? Belle répondit : « s’il te plaît, ne dis pas ça ; parce que c’est moi qui t’aime et non eux. Et puis, dans la vie, il faut toujours affronter certaines choses ». Quand Ruso entendit cela, il prit courage et se décida d’y aller. Le jour « J », belle vêtit Ruso comme un Roi et elle se vêtit comme une Reine. Ils cheminaient comme les jeunes mariés lors d’une cérémonie. En arrivant, Belle présente Ruso à ses parents en disant : « Papa et maman je vous présente Ruso ». La mère de Belle répondit : « enchanté Ruso, sois le bienvenu dans notre demeure ». Et Ruso répondit à son tour: « tout le plaisir est pour moi et je suis très ravi de faire votre connaissance ». La maman accorda une place à Ruso. Mais le papa donna un avis contraire. Alors, il appela sa fille et il lui dit: « Ma fille, tu me déshonores, comment oses-tu sortir avec un aveugle ? N’as-tu pas trouvé mieux que lui » ? Belle répondit simplement à son père : « Papa, je l’aime, celui que j’aime et personne d’autre ». Le Papa dit : « En tant que ton père, si tu n’écoute pas ma voix, tu ne seras plus ma fille et je te déshériterai ». Belle avait de larmes à flots, sur les joues. Le papa revint à la table et dit à Ruso : « Monsieur l’aveugle, ne suis plus jamais ma fille car je constate que tu as un sens en moi qui est la vue et je ne peux tolérer que ma fille passe le reste de ses jours sur terre avec une personne qui constituera une charge pour elle, Ok » ? répondit Ruso : « merci monsieur et surtout d’avoir été sincère avec moi ; au fait, je savais également que mon état serait difficilement accepté par d’autres personnes, mais, une fois de plus, je vous remercie pour votre sincérité à mon endroit ». Alors, la maman de belle vint et lui dit : « Prend courage mon fils, la vie est faite ainsi ; il y a toujours le haut et le bas, mais moi, je te soutiens en tout, et pour tout car je pense que ce qui est important pour ma fille, ce qu’elle vive heureuse ». Ruso répondit à la maman de Belle : « Que vais-je faire lorsque son absence se manifestera ? Car je suis entrain de croire et de m’apercevoir que c’est mon dernier jour de voir ma belle ? Que deviendra ma vie sans elle » ? S’interroge Ruso : Que sera mon lendemain et les jours futurs sans ma Belle ? Et cela me fait peur et me fait rêver en même temps ». Quand il avait fini de parler, le Papa se mit debout et partit. Mais la maman n’avait pas eu cette prouesse. Elle avait vraiment mal au cœur et dit à Ruso : « Mon fils, ne plante pas l’arbre de la tristesse dans ton cœur, sois fort et patient, ça ira quand le temps fera son chemin ». Le lendemain de ce jour là, Belle ne sortait plus de sa chambre. Elle était devenue si triste. Son père ayant constaté cela, entra un jour dans sa chambre et lui dit : « ma fille, je vais juste ton bonheur, cet aveugle va te rendre la tâche difficile, il ne voit pas, il a la peine de travailler. Il sera une charge pour toi ». Le papa passa l’œil vers le lit de sa fille à coté de la petite tablette de chambre et vit le portrait. Il demanda à sa fille : « qui est l’auteur de ce portrait » ? Et Belle répondit : « C’est Ruso ». Le papa étonné et demanda à Belle : « comment le fait-il, lui qui est aveugle » ? Belle répondit : « si seulement il te touche à la figure, il est capable de dessiner parfaitement ». Le Papa dit à sa fille : « va chercher Ruso, s’il parvient à bien faire l’exposition de mon portrait, je deviens Ipso facto son manager et en ce moment, je pourrais concéder à votre relation pour que tu sois heureuse ». Belle était allée si vite chercher Ruso. En arrivant chez lui, il n’y avait personne. Elle était si angoissée qu’elle rentrait si triste. En cours de route, elle croisa Django et lui demanda : « Tu n’a pas vu Ruso » ? Django répondit : « Non, depuis le Samedi, il n’est pas encore revenu ; n’était il pas chez toi » ? Belle répondit : « Non, mais c’est une longue histoire ». Belle et Django étaient allés à la recherche de Ruso. Ils avaient parcouru des longs chemins à pieds, mais Ruso était toujours invisible à leurs yeux. Belle rentra à la maison avec une douleur acerbe dans l’âme. Elle était en colère contre son père. En arrivant chez eux, elle dit à son père : « Papa, Ruso a disparu dans la nature. Maintenant vous êtes satisfait ? Si je ne retrouve pas mon Ruso, je vous demanderai d’oublier que vous avez une fille au nom de Belle ». Et le papa avait eu beaucoup de regret car il voyait la santé de sa fille se dégrader rapidement à cause des remords et il était devenu à son tour anxieux. La nuit, Belle était sur le balcon entrain de chanter une chanson triste dont le refrain était : « Dans ce pays, on était à deux. On jouait toujours tous les deux, tu me dessinais sans me voir. Tu étais le maître de tous les mots. Mais l’amour s’est transformé en une haine pour nous détruire ».

Au moment où belle chantait, elle pensait aux meilleurs moments qu’elle avait vécu avec Ruso. Or, sans qu’elle ne sache, sa mère avait caché Ruso dans un appartement de sa villa. Quand Belle chantait, Ruso et la mère de Belle l’écoutaient aussi avec plein d’émotion et de bonheur dans leurs cœurs. Et la maman avait créé un événement romantique en faisant sortir Ruso à l’heure du temps. Quand Belle avait vu Ruso, elle cria si fort comme AKIM à la poursuite de LISA MAC DOWELL : « Mon Ruso. J’ai cru t’avoir perdu ». Belle était si heureuse de retrouver son amour. Devant cette situation, le papa de Belle dit ainsi à Ruso : « D’abord, je vous prie de m’excuser pour tout ce qui s’est passé. – Mais apprends-moi à reconnaitre le décorateur qui a exécuté le portrait de ma fille. – Sourire aux lèvres, Ruso et répondit : « heureux sois-tu papa ; c’est la personne qui est devant toi ».

Peux-tu aussi m’aimer comme ma fille ? – Assurément papa, dit Ruso. Et le travail fut fait avec une adresse incroyable au point où le papa, en regardant sa posture, tomba en émoi. Quelques mois après, Ruso était devenu un grand dessinateur. Il dessinait seulement des hommes influents et accumula beaucoup d’argent. Plus tard, Ruso et Belle étaient mariés et belle engendra un enfant au nom d’admirable. Dieu est si bon et grand. Il peut permettre que quelqu’un malgré son handicape soit pétri de talents. Je dédie cette belle histoire à toutes les personnes vivant avec handicap.

Je vous remercie infiniment. C’était NINO MAYAMBU « NIMAY UNIVERSEL LE KERUX DE JESUS » Auteur  

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