Le jeune écrivain congolais Pascal Boroto figure parmi les cinq finalistes du prix “Voix d’Afrique”, une distinction littéraire panafricaine qui met en lumière les nouveaux talents du continent. L’édition 2025 est présidée par le lauréat du prix Goncourt 2021, Mohamed Mbougar Sarr, auteur du célèbre roman La plus secrète mémoire des hommes.
Originaire du Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, Pascal Boroto a séduit le jury avec son œuvre Le nom de ma mère, un récit sensible et poignant qui explore la mémoire, la filiation et les cicatrices invisibles laissées par les conflits.

Économiste de formation et journaliste de cœur, Boroto s’est fait connaître à travers son engagement humanitaire et son écriture empreinte d’humanité. Il a notamment travaillé comme enquêteur dans plusieurs camps de déplacés et au sein d’équipes de collecte de données pour le Fonds national de réparations des victimes (FONAREV).
Le jeune auteur a également fondé le projet “Les Voix des Oubliés”, une initiative qui vise à raconter la réalité des victimes de manière différente, à dénoncer les injustices et à sensibiliser les consciences par la force du témoignage et de la littérature.
Avec cette sélection, Pascal Boroto porte haut les couleurs de la RDC dans une compétition qui révèle chaque année les plumes les plus prometteuses du continent africain. Le lauréat du prix sera dévoilé à la fin du mois de novembre à Paris, lors d’une cérémonie organisée par RFI, les éditions JC Lattès et l’Institut français.
Les cinq finalistes, selon le jury, sont choisis par leur singularité, une manière d’embrasser le monde et l’intime, la politique et la famille, de porter un regard différent sur l’amour et la révolution, les combats d’hier et d’aujourd’hui.
« Le roman du lauréat ou de la lauréate choisi par le jury sera dévoilé le 18 mars 2026. Son nom sera dévoilé prochainement », apprend-on des organisateurs.
Les quatres éditions précédentes vu gagner Yaya Diomandé (Côté d’Ivoire), Fann Attiki (République du Congo), Ernis (Cameroun) et Nincemon Fallé (Côté d’Ivoire).
Justice M. Kangamina

1 Commentaire
Figurer parmi les cinq finalistes dépasse ma personne. Cette reconnaissance honore une terre qui écrit dans la douleur et dans la dignité. Le nom de ma mère est né d’une absence, mais aussi d’une promesse, celle de ne pas laisser nos silences devenir des oubliettes.
Si aujourd’hui Pascovich se retrouve finaliste du prix Voix d’Afrique, c’est avec la République Démocratique du Congo dans la voix, et avec toutes celles et ceux qui lui ont confié leur mémoire.
Merci au jury, et merci à celles et ceux qui croient que la littérature peut encore réparer, éveiller et rassembler.