L’écrivaine congolaise Ketsia Mavinga, figure marquante de la scène littéraire africaine, s’apprête à présenter ses deux derniers ouvrages lors de deux événements culturels majeurs en Europe. « Les histoires rencontrées à raconter » (éd. Ma Plume Aiguisée, 2024), nominé au Prix Émilie-Flore Faignond 2026, et « Kodjo et le trésor de la forêt » (2026), un conte jeunesse, seront mis à l’honneur lors du Salon du Livre Africain de Paris (21-22 mars) en France et du salon Femmes d’exception (27 mars) en Belgique.
Dans « Les histoires rencontrées à raconter », Ketsia Mavinga livre un récit poignant sur son parcours avec le nanisme, conséquence d’une carence en phosphate. « Ce livre démontre que nos épreuves ne nous définissent pas. Il y a toujours une issue, même dans les moments les plus sombres », explique-t-elle. L’ouvrage, présenté au Festival International de Littérature de Dakar, explore avec sensibilité les thèmes de l’acceptation de soi et du dépassement des stéréotypes sociaux.
Son second livre, « Kodjo et le trésor de la forêt », s’adresse aux jeunes lecteurs. À travers l’aventure de trois amis partis à la recherche d’un trésor légendaire, l’auteure transmet des leçons de courage, d’amitié et d’altruisme. « Cette histoire invite les enfants à distinguer le bien du mal et à réfléchir aux vraies motivations de la vie », souligne Ketsia Mavinga.
Diplômée en systèmes informatiques de l’Université Protestante du Congo, Ketsia Mavinga allie avec brio carrière technique et passion littéraire. Ambassadrice du Festival International du Livre et des Arts Gabonais (FILIGA) en 2025, elle défend une littérature engagée, vectrice de liberté et de transmission.
« Participer à ces événements est une chance de partager des messages qui transcendent les frontières », conclut l’auteure, dont les œuvres résonnent bien au-delà des pages.
Franklin MIGABO
