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Littérature : J’ai perdu ma virginité, poème de Paul Zaïdi

par Danny
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Mes larmes et mes cris vous les avez ignorés
Ma virginité vous me l’avez volé
Je me suis repenti auprès de l’Éternel, mais ça ne marche pas
Jusque là les remords embrouillent mon cerveau…
Mon passé est tellement bizarre
Ce fut un chamboulement dans ma vie
Avec ce drame
Je suis devenue femme sans âme
Lorsque je repense à l’extrême violence sexuelle que j’ai subie dans la guerre chronique à l’Est du pays
J’ai toujours envie de me suicider.

Je n’avais jamais eu d’hommes avant l’amour forcé de ce chef d’œuvre criminel dans mon village natal, où les rebelles se comportent en électron libre
J’étais très timide, enfin il ne fallait pas me parler de sexe puisque
Je ne supportais pas ce sujet
C’est donc, la plus mauvaise histoire de mon existence sur la terre des humains.

Ô dans ma captivité, holà…
Il me menaçait de mettre fin à ma vie et au bout de 3 jours
J’ai cédé indépendamment de mon consentement naturel
Ce jour là tout c’est effondré autour de moi
Je me suis sentit pigeonné
Hélas ! C’est delà que j’ai perdu la valeur primitive de ma féminité.

Je m’en suis rendu compte à peine être passé à l’acte
J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps devant ce sanguinaire qui a récemment tué mes parents biologiques
Par la suite nous l’avons refait vingt-deux fois en raison de deux tours par jour, et à chaque fois
Je n’avais aucun sentiment sexuel en extase.

Ô ! Toi le cruel
Au tribunal, je souhaite la confrontation
Malheureusement la justice est manipulée
Ma prise en charge est hypothétique
Les douleurs s’intensifient
Après avoir été sauvée de justesse mon espoir est engouffré

Ô ! Je pleure mon hymen perdu à 11 ans !
Puisque je n’étais pas prête à perdre ma virginité
Je pleure la vapeur de mon sang de coutume glorieuse !
Je pleure ma jeunesse séparée de la tradition
Sans ma volonté devant le vouloir de mon bourreau
Je pleure ma mère égorgée comme une chèvre
Je pleure mon père tué à bout portant pendant que
J’étais ligoté à l’arbre au milieu de notre champ des cacaoyers.

Je pleure ma vulnérabilité terrifiante
Ô ! Dieu de vengeance
Ô ! Dieu des orphelines
Ô ! Dieu des affligées
Ne me laisse pas dans l’obscurité !

Paul Zaïdi

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