Le dialogue entre les cultures a trouvé son expression la plus dynamique lors de la prestation de la compagnie espagnole Carla Sisteré pour son spectacle « Sadnessland » mercredi 22 avril 2026 à l’école belge, dans le cadre de la 15ème édition du Festival International de Danse Me Ya Be (MIAB). Présente pour soutenir cet événement incontournable de la scène chorégraphique kinoise, l’Ambassadrice d’Espagne en République Démocratique du Congo a salué une collaboration fructueuse qui place la jeunesse et la création au cœur des échanges bilatéraux.
Le public présent a pu assister à une démonstration de force créative. Aux côtés de quatre compagnies congolaises débordantes de talent, une compagnie espagnole, composée de trois jeunes artistes, a offert une performance marquée par l’énergie et la technicité.

Pour l’Ambassadrice, cette participation est le prolongement naturel d’un engagement de longue date. « L’Ambassade d’Espagne a toujours collaboré avec la Compagnie Jacques Bana Yanga dans l’organisation de ce festival. Chaque année, il nous surprend avec un spectacle magnifique, plein d’énergie et de dynamisme », a-t-elle déclaré avec enthousiasme à l’issue des représentations scéniques.
L’échange au-delà du spectacle
Plus qu’une simple prestation sur scène, la présence espagnole cette année a mis l’accent sur la transmission. Avant de monter sous les projecteurs, les danseurs venus d’Espagne ont animé des ateliers (workshops) avec leurs homologues congolais.

Cette dimension pédagogique est l’un des piliers de la coopération culturelle espagnole en RDC. « C’était une fierté de voir ces jeunes artistes espagnols partager leurs techniques avec les danseurs congolais. Ils sont très heureux de cet échange », a précisé la diplomate.
Interrogée sur l’avenir de cette collaboration, l’Ambassadrice a réaffirmé la volonté de l’Espagne de rester un partenaire privilégié pour les artistes locaux. Face à l’émergence de nouveaux talents congolais capables d’inspirer au-delà des frontières, l’ambassade se dit prête à accompagner de nouveaux projets.

« Nous sommes toujours ouverts à entendre leurs propositions, car nous sommes ici pour encourager la création artistique congolaise. Cette année, l’accent a été mis sur l’échange direct entre danseurs, et nous continuerons dans cette voie », a-t-elle conclu.
En alliant la rigueur technique européenne à la vitalité de la création congolaise, le festival Me Ya Be prouve, pour sa 15e année consécutive, que la danse reste l’un des langages les plus puissants de la diplomatie.
Masand Mafuta
