Ce jeudi 9 juillet 2026, l’Institut français de Lubumbashi a donné le coup d’envoi de la deuxième édition du Forum culturel de Lubumbashi. Cet événement, modéré par le journaliste indépendant Elisha Iragi, s’est imposé comme une plateforme stratégique de réflexion et de réseautage pour les acteurs de la scène culturelle locale.
La première session, ouverte à 13 h, a mis en lumière les défis de la gestion culturelle indépendante. Thomas Douhet, directeur de l’Institut Français de Lubumbahi, et FM, fondateur du centre d’art Biassassa, ont décortiqué les mécanismes de financement et d’accompagnement. FM a notamment partagé son retour d’expérience sur l’émergence du centre Biassassa au cœur de la commune de Katuba, un parcours qui fait aujourd’hui figure de référence. Thomas Douhet a, quant à lui, réaffirmé son admiration pour la vitalité et l’inventivité constante des artistes lushois.
En fin d’après-midi, les échanges se sont orientés vers la dimension économique du secteur. La curatrice Sorana Munsya et l’opérateur culturel Jean-Luc Ramazani (Enabel) ont animé un panel percutant autour du thème : « Culture, créativité et entrepreneuriat au service de la jeunesse congolaise ». L’enjeu était clair : transformer le talent en un levier d’autonomisation durable pour les jeunes.
Au-delà des débats, le forum a servi de vitrine pour de nombreux centres culturels venus exposer leurs projets et services. Véritable catalyseur de collaborations, cette édition — qui se poursuit jusqu’au 11 juillet — entend marquer un tournant décisif : celui d’une structuration profonde du paysage culturel lushois.
Évodie Kanjinga
