L’artiste urbain Yuma Dash était l’invité de l’émission B-One Music le week-end dernier, animée par le chroniqueur Papy Mboma. Son passage a permis de lever un coin du voile sur plusieurs aspects méconnus de la séparation du groupe MPR.
Malgré les nombreuses questions sur les véritables raisons de cette rupture, Yuma Dash n’a pas donné d’explications précises. Il a affirmé que, jusqu’à ce jour, il ne comprend toujours pas réellement ce qui a conduit à la dissolution du duo, se contentant d’émettre quelques suppositions.
Selon lui, Zozo Machine aurait simplement choisi de suivre une autre voie ou un événement lui aurait échappé. Toutefois, il estime qu’aucun différend n’était suffisamment grave pour justifier le départ de son partenaire.
« Je sais qu’il y a eu des problèmes, des petites choses entre nous, ça arrive (…) Il y a peut-être un truc qui s’est passé vite fait lors d’une sortie, mais je vais vous dire la vérité : ça n’a jamais été quelque chose d’aussi grave qui pouvait pousser une personne à partir. Je ne lui en veux pas, peut-être qu’il avait ses raisons », a déclaré Yuma sur le plateau de B-One Music.
Au-delà de la musique, Yuma Dash a affirmé continuer à considérer Zozo Machine, de son vrai nom Djodjo Batoka, comme un frère. Un attachement qui contraste pourtant avec un épisode douloureux de sa vie.
Interrogé sur cette relation fraternelle, il a révélé que son ancien partenaire ne lui avait apporté aucun soutien lorsqu’il était hospitalisé après un grave accident.
« J’ai connu un accident. J’ai passé deux mois à l’hôpital après une opération, puis six à sept mois sans pouvoir marcher (…) Zozo est un frère pour moi. L’amour que j’ai pour lui ne changera jamais. Mais il n’est jamais venu me voir à l’hôpital. Il ne m’a jamais appelé, même pas envoyé un message. Si je mens, qu’il passe à la télévision pour montrer un seul message ou un seul appel de sa part. »
Ces déclarations, empreintes à la fois d’affection et de déception, laissent entrevoir une relation plus complexe qu’il n’y paraît et alimentent les interrogations autour des véritables circonstances de la séparation du groupe.
Pour rappel, le groupe MPR (Musique Populaire de la Révolution) a été fondé en 2016 sous le management de Mani Loko. Composé de Yuma Dash et Zozo Machine, le duo s’est imposé sur la scène urbaine congolaise grâce à un rap engagé mêlant textes en lingala et sonorités modernes pour dénoncer les réalités sociales et politiques du pays.
Après des succès comme « Lobela Ye Français », « Dollars » ou « Nini Tosali Te », le groupe s’est officiellement séparé vers la fin de l’année 2025, sur fond de tensions internes et d’ambitions personnelles.
Depuis, Zozo Machine a lancé son propre label, Le Code, dédié à la production de jeunes talents et de ses projets musicaux, tandis que Yuma Dash poursuit sa carrière solo au sein du label Lotus Musique.
En définitive, chacun poursuit désormais son chemin artistique. Mais, comme l’a lui-même résumé Yuma Dash : « On peut avoir des différends au niveau de la musique, mais la famille reste la famille. »
Yves Muetu
