Après avoir reporté son concert du 11 au 12 juillet afin d’éviter un chevauchement avec la prestation de Ferré Gola, Koffi Olomide doit désormais composer avec une nouvelle contrainte. En raison de mesures sanitaires liées à Ebola, l’administration du stade Roi Baudouin a imposé une jauge réduite à 35 000 spectateurs en Belgique.
Dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, le « Grand Mopao » a révélé que son spectacle avait failli être annulé à deux reprises avant qu’un compromis ne soit trouvé.
« Vous savez, je ne voulais pas vous le dire avant parce que je ne voulais pas vous faire peur. Mais je veux vous le dire maintenant. À deux reprises, ce concert a failli être annulé. La première fois, c’était à cause d’Ebola. Vous vous rappelez, M. Trump avait demandé à la Belgique de fermer ses frontières aux Congolais. C’était tout un problème avec l’administration du stade Roi Baudouin. Nous avons tenu plus de quatre réunions, dans un suspense insupportable », a-t-il déclaré.
L’artiste a ensuite expliqué que lui et les membres du Quartier Latin avaient accepté les exigences des responsables du stade afin de maintenir la tenue du concert.
« On nous a finalement autorisés à organiser le concert parce que nous avons accepté, comme le stade l’a exigé, de n’utiliser qu’une partie du stade à cause d’Ebola. Je ne voulais pas vous le dire avant. C’est comme ça que nous allons quand même jouer », a-t-il ajouté.
Malgré cette restriction, Koffi Olomide se dit déterminé à offrir une prestation à la hauteur des attentes de son public.
« Quoi qu’il en soit, je suis heureux. Je suis motivé et déterminé à faire ce concert dans les conditions imposées par l’administration du stade. Une configuration limitée à 35 000 places seulement à cause d’Ebola », a conclu le chanteur.
Cette décision relance les débats autour des nombreuses difficultés qui entourent régulièrement les grands concerts de Koffi Olomide. Elle souligne également l’impact que peuvent avoir les préoccupations sanitaires sur l’organisation d’événements culturels impliquant la République démocratique du Congo.
Yves Muetu
