Vernissage de l’exposition de clôture du 8ème et dernier module de Master class en photographie Exposition

Le pole EUNIC-RDC, le GOETHE-Institut de Kinshasa, l’Union Européenne en collaboration avec l’Académie des Beaux-arts (ABA) ont organisé, ce jeudi 21 mars, le vernissage de l’exposition de clôture du 8ème et dernier module de Master class en photographie.

A travers cette exposition, dénommée « Connecté », les douze étudiants de ce Master class veulent démontrer qu’ils sont parvenus à intérioriser et à domestiquer la formation reçue.

Le vernissage réalisé au dans le jardin de cet établissement supérieur a attiré un public mixte. Expatriés et Congolais se sont donné rendez-vous à cette messe de la culture. Posés sur des structures en bois, éclairés par des projecteurs, les photographies des artistes, en grand format, ont suscité l’admiration du public venu assister au vernissage.

Lors de son discours, le Directeur Général de l’ABA, Henry Kalama, a de prime abord manifesté sa gratitude à l’égard de ses partenaires, notamment ceux du pole Eunic-RDC, du Goethe-Institut de Kinshasa et de l’Union Européenne.

Il a également salué le dévouement et le professionnalisme du corps scientifique de cette institution. Henry Kalama a, par ailleurs, rappelé le triple objectif de la tenue régulière de ce Master class.

« Le Master class a pour objectif, premièrement d’équiper les étudiants sélectionnés en compétences requises des techniques de production et de diffusion de l’image photographique. Deuxièmement, les rendre capables de concevoir, de réaliser et d’innover des projets sur l’art photographique.

Enfin, cette session est une étape importante, conduisant à l’ouverture d’un département de photographie à l’Académie des Beaux Arts », a fait savoir le numéro 1 de cet établissement d’études supérieures.

Pour lui, l’exposition « Connecté » reconnait que la photographie peut effectivement connecter différents aspects de la vie. Voilà pourquoi Serge Delaune soutient que « La photographie est un médium. Elle fige le passé, lit le présent et fait l’avenir », a souligné l’orateur.

Arrêt sur image

Disposés les uns à coté des autres, les photos des artistes apportent une touche différente au milieu des sculptures du jardin de l’Académie des Beaux-arts. L’œuvre dénommée le « Costume du Roi » représente un jeune homme en chapeau et moulé dans une veste en peau de léopard et tenant une canne à la main.

Symboles de la royauté.

Imani Buhanda, auteur de la photographie, parle de son œuvre.  » Ce projet consiste à s’habiller comme un roi traditionnel modernisé. Il s’agit de révéler ce roi dans la cité, tout en conservant une partie de ses coutumes dans son habillement. Lorsque le roi est dans son royaume, il est habillé de sa tenue royale. En ville, il porte un costume moderne », dit-il.

« En tant que jeunes d’aujourd’hui, poursuit-il, nous sommes responsables de demain et devons garder un peu de nos coutumes et cultures dans nos habillements. Nous ne pouvons pas laisser la modernité nous détacher de nos racines, de notre identité africaine en général et congolaise en particulier « .

Joëlle Lubeme a, quant à elle, focalisé dans son objectif, trois femmes commerçantes et un homme vendant dans une boutique.

La photographie qui porte le nom de « Ma deuxième famille » signifie pour l’artiste que la famille n’est pas seulement liée à la biologie, mais qu’elle est avant tout une structure sociale. Chaque société construit sa propre représentation de la famille, ses propres règles et fonctionnement. « Le lien sanguin n’est pas le seul moyen permettant aux individus de former une famille », conclut-elle.

Tricya Musansi/FST/Forum des As

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