Accueil 1 CULTURE-PORTRAIT : Art inné ou art professionnalisé, Winnart Nsangu se sert désormais de l’art comme une thérapie pour éradiquer ses maux intérieurs

CULTURE-PORTRAIT : Art inné ou art professionnalisé, Winnart Nsangu se sert désormais de l’art comme une thérapie pour éradiquer ses maux intérieurs

par Danny
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Winnart NSANGU est un artiste exceptionnel,
multidimensionnel et fervent de la peinture, tout en ayant un penchant inassouvi des dessins dès son plus jeune âge avec un passé lié à la souffrance, à la colère, à l’abandon et à l’animosité.

Winnart Nsangu, QUID ?

C’est un artiste plasticien, originaire de Kinshasa, qui est né le 27 février 1993. Il se sert de l’art comme une thérapie pour éradiquer ses maux intérieurs en les substituant par les sentiments de convivialité, notamment la joie, le sourire, l’espoir, l’amour et la fraternité en vue de le partager avec ceux qui en manque par l’entremise des expressions rassurantes buccales que renferment ces personnages. Il est issu d’une famille de huit enfants dont il est le quatrième.

Au départ, si ce n’était que de sérieuses prédispositions au dessin, rien ne laisse penser qu’il allait s’engager dans un métier artistique.

Quelle serait sa particularité ?

Les poussières du thé, la sciure et le charbon (likala en lingala) font partie de ses objets récurrents et chacun d’eux porte une sémantique juste liée à sa vision d’artiste.

Son parcours

Diplômé en électricité à Kinshasa depuis 2012. En quête de perfection, il décida de rejoindre les ateliers de certains artistes engagés de la peinture populaire à Kinshasa, sa ville natale, en l’occurrence : LANDRY MULALA, le pur fruit de CHERI CHERIN, ALPHI ALPHA, MOUSCOU et DANNI MALUKU.

Ces fréquentations professionnelles ont constitué un tremplin pour son évolution artistique.
Les débuts de son parcours professionnels sont marqués par la création d’un premier groupe d’artistes, avec ses trois camarades, « les aigles d’art ». Nombre de ses participants comme Danny MALUKU et le regretté Djanny Mbeya NGALAMA.

En 2017, il fonde avec son ami Francesco-sunda, le collectif KIPELO, ce qui se traduit en kikongo (l’une des langues nationale de la république démocratique du Congo) par MIROIR.

En somme, cette solide formation aux ateliers lui permet d’obtenir en 2018 un prix honorifique de meilleur artiste, pour le compte de l’association « maxy-agence ».

Sa première exposition date de l’année suivante à l’hôtel pullman de Kinshasa (2019). L’année 2020 lui vaut une reconnaissance plus large. Des expositions à Kinshasa, mais aussi à l’étranger (France, Norvège), se succèdent.

Une représentation virtuelle de son travail est montée (artcom expo international). Et il participe à une exposition collective au musée national du Congo. Son travail est également exposé au salon international d’arts plastique « Arbustes » Mantes-la-Jolie (France). Sa toile « l’identité culturelle » obtient le premier prix « arbustes »  qui lui donna une opportunité d’exposer au salon d’automne, un salon historique qui est fonde en 1903.

On remarque sa présence à l’exposition « hakili hakunu » au Châteaudun et également au centre culturel « Levallois Péret ». Toujours dans ce même rythme, il prend part à l’exposition urbaine et itinérante « BISO PE TOZA » ce qui se traduit en lingala par : nous existons aussi, laquelle il coordonne et initie, qui regroupe plus d’une trentaine d’artistes de différentes disciplines de sa ville métropolitaine.

En 2021, il marque sa présence à une résidence à pullman hôtel de Kinshasa. Ensuite, une exposition au musée d’arts contemporain et multimédia (Kinshasa, place échangeur) …

Tout compte fait, le travail de WINNART consiste à établir des liens entre l’art figuratif et l’impressionnisme, entre la culture et la vie tout en projetant le future car dit-il: « l’homme de demain c’est aujourd’hui ». Il invite également à travers ses œuvres la jeunesse africaine à cogiter en chœur sur l’épineuse question de l’identité culturelle africaine en interpellant ce dernier à revaloriser et à promouvoir sa culture a fin que l’avenir de l’Afrique soit assuré. Il est le co-fondateur du collectif KIPELO (miroir en KIKONGO). celui-ci vise à promouvoir des talents artistiques congolais et reflète la puissance de l’art congolais pour la consommation de tous.

Alexis KANT/ Goma

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