Le Collectif Mudjansa a représenté la République démocratique du Congo au festival international DanceLife, qui s’est tenu du 3 au 5 juillet dernier à Nairobi, au Kenya. Les trois Patshi Katshuva, Douglas Saidi et Richard Mutshipayi, tous danseurs et chorégraphes y ont présenté leur pièce « AMKA » (ndlr, Réveille-toi en français), un spectacle de 50 minutes salué par le public international.
Patshi Katshuva revient sur cette expérience et le sens de cette création collective née au cœur de la réalité congolaise.
La pièce « AMKA » interroge la capacité de l’homme à se relever face à l’adversité. Née dans un contexte congolais marqué par les crises, elle transcende les frontières pour adresser un message universel. Entre combat intérieur et éveil collectif, la chorégraphie invite le spectateur à oser se tenir debout malgré tout.

Interrogé sur ses impressions après cette participation, Patshi Katshuva ne cache pas sa fierté : « C’est une immense fierté d’avoir porté la voix et la force de la RDC à Nairobi. Voir comment le public international a reçu le message d’AMKA prouve que notre message est universel. Ce festival nous donne encore plus d’énergie pour la suite de l’aventure. »
Sur son rôle dans la pièce, le danseur explique le fonctionnement horizontal du Collectif : « Dans le Collectif Mudjansa, nous fonctionnons de manière horizontale, à l’égalité : la chorégraphie est donc signée collectivement par nous tous. Sur ce spectacle, j’ai la double casquette : je suis à la fois co-chorégraphe et danseur interprète sur scène. »

Le festival DanceLife marque la première grande diffusion internationale de la pièce. Au pays, « AMKA » n’a pas encore été jouée officiellement devant le public. « Nous avons présenté uniquement la restitution de notre résidence artistique au Centre Culturel Congolais Le Zoo à Kinshasa en janvier dernier. Le festival DanceLife à Nairobi a donc marqué la toute première grande étape de diffusion de la pièce sur une scène internationale », précise Patshi Katshuva.
Cette participation a été rendue possible grâce au soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour la mobilité, du Centre Culturel Congolais Le Zoo et de son directeur général Paul le Perc pour l’espace de travail, ainsi que de DjoDjo Kazadi et le Royaume des Fleurs/Kazyadance pour le logement à Nairobi.
Masand Mafuta
