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Littérature : La Maison d’édition Mabiki a sensibilisé la population sur l’importance d’écrire en langues nationales

par Danny
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A l’occasion de la journée mondiale de la langue maternelle célébrée le 21 février de chaque année, la Maison d’édition Mabiki a organisé, ce dimanche 21 février 2021, une conférence-débat autour de la thématique « Quel avenir pour la littérature écrite en Lingala? » à l’espace Chez Raoul, au quartier Kingasani dans la commune de Kimbanseke.

Au menu de cette journée cruciale pour parler de la littérature écrite en langues nationales face à la population de ce coin de la capitale kinoise, les auteurs invités à l’instar de Christian Gombo et Negue Fly Nsau, ensemble avec l’éditeur Ange Manguanda ont à tour de rôle cerné la problématique majeure bloquant l’avenir prometteur des ouvrages écrits en langues maternelles comme lingala, Kikongo, Tshiluba et Swahili.

Dans sa prise de parole, Mr Ange Manguanda, auteur et éditeur, a brillamment exposé sur l’avenir fructueux et épanoui d’écrire dans sa langue maternelle. Pour lui, c’est une façon de faire connaître amplement la littérature écrite en nos langues nationales sur l’échiquier international. D’où il a évoqué l’apport actif des Éditions Mabiki de promouvoir des ouvrages écrits en langues nationales et de faire de ces dernières un vecteur de communication et de transmission plus sûres et fiables pour permettre une interaction directe entre l’auteur et ses lecteurs.

« Écrire en Lingala ou dans une autre langue maternelle a un avenir prometteur (…), Du fait que ça élargit les horizons pour l’auteur dans son fief et ça aide également à la bonne transmission du message couché dans le livre aux lecteurs destinés à titre d’exemple le code de la route écrit en Lingala que nous avons produit à plus de 50 000 d’exemplaires vendus » a-t-il affirmé lors de son intervention.

Christian Gombo et Negue Fly Nsau, deux auteurs attitrés de la scène littéraire de place, ont partagé leur expérience d’écrire en langues nationales.

D’un côté, Christian Gombo, auteur d’un ouvrage écrit en Lingala « Bolingo ezali na buzoba », a évoqué les divers aspects poussant un auteur d’écrire dans sa langue maternelle pour mieux accrocher ses lecteurs cibles.

Selon lui, la rédaction de son livre lui a permis d’aller à la rencontre de cette frange de la population congolaise en usant plusieurs variantes linguistiques du Lingala pour enfin stimuler son lectorat dans le pays et d’ajouter : « Le rôle d’un écrivain est de rendre littéraire toutes les formes variantes de sa langue maternelle pour les rendre accessibles à toutes les souches de la population ».

De l’autre côté, Negue Fly Nsau, slameur, poète, peintre, perfomeur et auteur d’un recueil de poèmes écrits en Lingala « Mwana Tshangu », a aussi brossé la pertinence d’écrire en langues nationales. Partant de son expérience, le Lingala a suscité en lui le goût d’écrire son ouvrage afin de parler de son vécu quotidien en faisant découvrir son terroir et inciter une interaction directe avec ses lecteurs par rapport au message véhiculé dans son livre. D’après lui, la beauté de littérature réside dans la simplicité au moment où elle est accessible à tous.

Pour rendre utile à l’agréable, le slameur Negue Fly a harangué la foule par le récital de ses slams écrits en Lingala ayant enflammé tout le monde.

Les participants à cette activité littéraire n’ont pas cloué leur langue dans la poche au moment de l’échange pour émettre leurs voeux d’encouragement à cette initiative combien indispensable pour la promotion de la littérature écrite en langues maternelles en milieu périurbain.

Tout compte fait, Moïse Edimo, distributeur et diffuseur des Éditions Mabiki, s’est dit content d’avoir réussi à réunir une masse humaine pour parler de la littérature contre toute attente. Pour lui, ceci est un bon signe qui prouve à suffisance qu’ils sont sur une bonne demarche.

« Nous profitons de cette occasion pour lancer un appel solennel à toutes les personnes de bonne volonté désirant de nous accompagner à la construction de cette bâtisse de ne pas exister à mettre la main dans la pâte pour la promotion de notre culture et plus particulièrement nos langues nationales » conclut-il.

Masand Mafuta

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