Certains gestes parlent plus fort que les mots et produisent des résultats durables. C’est dans cette logique que Kongo 26Street a organisé, le 29 juin 2026 à Lubumbashi, un atelier artistique destiné aux enfants en rupture familiale. L’initiative visait à leur offrir un espace de création et de réinsertion sociale.
Pendant plusieurs semaines, les enfants de la rue ont été placés au cœur d’une expérience artistique mêlant peinture, artisanat et arts de la scène. Le projet s’est conclu par une restitution publique le 25 juillet au centre d’art et de recherche Picha, moment fort qui a permis de mesurer l’impact de l’art comme outil de transformation et de dignité retrouvée.
Au-delà de Lubumbashi, Kongo 26Street nourrit l’ambition de relier les 26 provinces de la RDC par un maillage culturel. Chaque chef-lieu provincial est invité à devenir un havre de création pour les jeunes, à transmettre des savoir-faire techniques ouvrant des perspectives professionnelles, et à valoriser publiquement les œuvres produites. L’objectif est double : reconstruire la confiance des enfants et modifier la perception du public et des autorités sur leur place dans la société.
« Nous sommes soulagés d’avoir participé à cette séance de travail, notamment à travers la danse, la peinture et la confection de pots de fleurs », ont témoigné en swahili, puis traduit en français, les enfants.
Leurs créations, exposées comme de véritables œuvres d’art, sont des symboles vivants de résilience et d’espoir.
Au-delà de l’exposition, cet événement a ouvert un débat essentiel sur la condition des enfants de la rue en RDC. En mettant en lumière leurs talents et leur capacité de résilience, Kongo 26Street rappelle que l’art peut être un puissant vecteur de réinsertion et de cohésion sociale.
Cécile MULUMBA
