Le procès de la chanteuse congolaise Déborah Mulanga Tshimpaka, connue sous le nom de scène Rebo Tchulo, a été renvoyé au jeudi 4 juin 2026 par le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema. L’audience s’est tenue ce jeudi 28 mai en audience foraine à la prison centrale de Makala.
La prévenue ne s’est pas présentée à l’ouverture des débats. Selon une procuration déposée par son conseil, Me Kabengela Ilunga, l’artiste traverse une période difficile suite au décès d’un proche, le père de sa cousine Ney Tshim’s. L’audience s’est néanmoins déroulée en son absence, après une phase d’identification des prévenus.
Rebo Tchulo est poursuivie pour incitation présumée de militaires à commettre des actes contraires à la loi et à la discipline au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Les faits remontent à plusieurs semaines, lorsqu’une vidéo devenue virale montrait un jeune homme, présenté comme son chauffeur, en train de recevoir des coups de fouet administrés par des militaires, sous le regard de la chanteuse. La victime était alors accusée de vol de biens appartenant à l’artiste.
Treize militaires sont également impliqués dans cette affaire, dont quatre en fuite. Ils répondent de chefs d’accusation de torture, d’extorsion, de concussion et de violation des consignes militaires. Certains sont détenus à la prison de Makala.
La tenue de ce procès, très attendu par l’opinion publique, suscite un regain d’attention sur les questions d’abus de pouvoir et de respect des droits humains en République démocratique du Congo. La prochaine audience, prévue le 4 juin prochain, devra déterminer si la présence de la chanteuse sera effective et si les débats pourront s’ouvrir sur le fond.
Franklin MIGABO
