Invité sur le plateau de l’émission Quartier Libre, le prophète Francis Tatu s’est confié avec sincérité sur ses relations avec le pasteur Marcelo Tunasi et son épouse disparue, Blanche Kandolo. S’il a admis l’existence de tensions avec le pasteur, il a tenu à souligner la proximité qu’il a toujours entretenue avec la défunte.
Selon ses explications, malgré le froid installé entre lui et Marcelo Tunasi, Blanche Kandolo avait maintenu le contact, une constance qui explique d’ailleurs sa présence aux obsèques.
« Lorsque la guerre a éclaté en Israël, j’étais précisément à Tel-Aviv. Blanche m’a appelé pour savoir où je me trouvais. Elle m’a dit : « Nous avons appris qu’il y a la guerre là-bas, je suis inquiète pour toi. » Cette conversation a eu lieu alors que son mari et moi étions en froid. Blanche était une femme très sage », a confié Francis Tatu.
Le prophète a également révélé avoir appris le décès de Blanche Kandolo par l’un de ses fils, vivant à Bukavu, alors qu’il séjournait en Italie avec son épouse pour quelques jours de repos.
« J’étais en Italie avec ma femme lorsqu’on m’a annoncé la mort de maman Blanche. Le même jour, j’ai commencé mon deuil et j’ai dit à ma femme je dois rentrer pour le deuil », s’est exprimé JFT.
Très ému, Francis Tatu a regretté la manière dont la disparition de Blanche Kandolo continue de susciter des débats.
« Nous avons perdu de grandes personnalités dans ce pays, mais c’est la première fois que nous perdons une personne dont l’âme ne se repose pas », a-t-il déclaré.
Abordant sa relation avec le pasteur Marcelo Tunasi, Francis Tatu a indiqué avoir été personnellement invité au second mariage de ce dernier. Il affirme avoir choisi de tourner la page après le deuil de Blanche Kandolo, tout en précisant ne pas être en mesure de confirmer si ce sentiment est partagé par Marcelo Tunasi.
Sans dévoiler les raisons précises de leur différend, le prophète a insisté sur sa volonté de dépasser les incompréhensions, qu’elles soient doctrinales ou personnelles, privilégiant désormais l’apaisement à la division.
À travers ce témoignage, Francis Tatu rappelle que les désaccords peuvent survenir dans tous les milieux, y compris parmi ceux qui prêchent l’amour et la foi. L’essentiel, selon lui, reste la capacité à transcender les conflits pour se soutenir mutuellement, tant dans les moments d’épreuve que dans les instants de joie.
Yves Muetu
