Accueil 1 Grand Prix Panafricain de Littérature 2021 : Duo d’auteurs des deux rives du fleuve Congo, Richard Ossoma-Lesmois et Eugène Mungala, candidats à ce grand concours littéraire et au 1er prix du livre congolais

Grand Prix Panafricain de Littérature 2021 : Duo d’auteurs des deux rives du fleuve Congo, Richard Ossoma-Lesmois et Eugène Mungala, candidats à ce grand concours littéraire et au 1er prix du livre congolais

par Danny
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Présentation de l’ouvrage « Passion et idéal panafricains pour la recherche, l’éducation et la culture de paix en République démocratique du Congo : Professeur Emérite Anicet Mungala : 1944 – 2014.

Editions : Les Impliqués Editeur, branche des éditions L’Harmattan Paris.
Livre avec la Préface de : Georges Zuka Mon’do Ugonda-Lemaba, Vice-Ministre de l’Intérieur.
Catégorie : Récit Afrique subsaharienne, Témoignage République démocratique du Congo.
Date de parution : 9 mars 2021.
Nombre de pages : 160.

Contenu de la chronique

Mettant en lumière la République démocratique comme pilier dans l’élaboration des programmes de formation des élites, d’éducation et de culture à l’échelle panafricain, le duo d’auteurs congolais des deux rives du fleuve Congo rendent un hommage vibrant au Professeur émérite Anicet Assindié Mungala, lui-même, Titulaire de la Chaire Unesco-Université de Kinshasa pour la Culture de paix, les Droits de l’homme, la bonne gouvernance en Afrique centrale et la Communauté économique des États de l’Afrique australe.

Dès l’Avertissement de l’ouvrage, le Juriste et Ecrivain originaire du Congo-Brazzaville, Richard Ossoma-Lesmois retrace le récit dans son contexte historique.

« C’est la passion qu’a idéalisée le Professeur Emérite Anicet Mungala durant toute sa vie. De sa participation aux institutions internationales dont la Conférence de Brazzaville en novembre 1983 ; à la création du Bureau africain des Sciences de l’éducation (BASE), devenu en 1978, agence spécialisée de l’Organisation de l’unité africain. En l’an 2000, le BASE est réformé. Il change d’appellation et devient Institut panafricain pour l’éducation (IPE). Une œuvre immense qui se confond à sa vie. Une passion dont nous héritons. Passion dressée comme pilier républicain et pacifiste dont la carence est la cause récurrente des troubles incessants qui minent le développement et l’ancrage de la démocratie, du respect des droits de l’homme en Afrique centrale », a-t-il évoqué.

Des Conférences internationales africaines mettant sur la sellette, des sommités intellectuelles africaines sous fond de panafricanisme rationnel, à l’impulsion d’une diplomatie régionale ambitieuse fondée sur la formation des élites, l’éducation, l’adaptation du système de l’enseignement supérieur aux réalités locales africaines, avec une ouverture à la mondialisation.. 

Du moins, dans la formation des élites africaines aptes à exécuter les programmes de développement intégral du continent.
Justement, la Conférence de Brazzaville, présidée par Antoine Ndinga Oba, alors ministre de l’éducation nationale, sous le haut patronage du Président de la République populaire du Congo, Denis Sassou Nguesso, tablait sur le lien entre formation et travail productif.

L’ouvrage décline une vision panafricaniste rationnel, différente des courants souverainistes ringards africains. Des courants trop souvent revendicateurs à coup de slogans chimériques qui récusent l’audace apportée par la culture, la science et la saturation de modernité. À noter que la plan Chaire Unesco pour la paix en Afrique centrale et l’Afrique australe a été lancée par le diplomate Frédérico Mayor aux Nations-unies en 1992 ; puis concrétisée par le Professeur Émérite Anicet Mungala en RDC, aux sous-régions d’Afrique centrale et d’Afrique autrale courant les années 2000.

Pourquoi publier ce livre sept ans après la mort du Professeur Anicet Mungala ?

Eugène Mungala, auteur originaire de Congo-Kinshasa explique :
Mon père était une personne toujours en voyages diplomatiques en Afrique, en Europe. Au point que son ami d’études humanitaires à Kizambi,Célestin Mukande, l’appelait : mouche tsé-tsé. Pendant ces dernières années de vie, malgré son éméritat, mon père n’était pas du tout au repos. Invité ici et là, pour des séminaires, des conférences internationales tant au niveau local dans son pays, le Zaïre, devenu en 1997, République démocratique du Congo ; ou encore à l’étranger pour la participation au jurys de thèses 3ème cycle, le Professeur Mungala remplissait son agenda, occupait ses passions. Egalement, en tant qu’aîné et chef d’une grande famille.

Le déclic s’est effectué un dimanche du 6 avril 2014 au cours d’une dernière conversation avec mon père. Parmi de nombreux sujets évoqués ce soir au repas, il m’interpellait ainsi : « Apendey (Eugène Mungala), le 3 juin, je vais fêter mes 70 ans. Il faut absolument que je publie mon livre lors d’une grande réception ».

Sur le coup, j’ai pris ses souhaits comme paroles testamentaires. Puisque trois jours après notre conversation, Anicet Mungala tirait sa révérence. À partir de ce moment, je m’appliquais à réaliser son souhait ultime. A savoir, publier cet ouvrage.

Enfin, en 1994, quand éclate la guerre civile au Rwanda entre houtus et tutsis, le Haut commissaire international des Scoots, Assindié Mungala, écourte son congé, descend de son magistère intellectuel pour déclencher l’opération Udougu. Devançant la Communauté internationale et les ONG intervantes pour la défense des minorités, le Commissaire Mungala jette un pont humanitaire entre Kigali et Goma à l’accueil des réfugiés rwandais affluant à l’est du Zaïre. 

Dans les camps de réfugiés, le Professeur Mungala élabore un programme d’éducation concernant la réconciliation entre les fils et les filles d’un même pays, les peuples appartenant à une même communauté régionale. Afin d’éradiquer toute velléité de vengeance chez les réfugiés une fois rentrés dans leur pays, le Rwanda. Car la guerre civile rend tout le monde victime, prêchait-il.

En 2000, à la Chaire UNESCO de l’Université de Kinshasa, la culture de paix se répand. Le lien entre la population, l’armée et la police se raffermit. La fibre patriotique qui lie les Congolais à leur nation, s’active rouge écarlate. Une vie dévouée à construire la paix qui lui vaut la reconnaissance des éminences et intellectuels africains, internationaux. D’ailleurs, Monseigneur Laurent Mossengwo et le Président sénégalais, Abdoulaye Wade (tous les deux cités dans le livre), confiants de la nouvelle ère des africains, de prendre leurs destinées en mains, fondaient leurs espoirs sur le Diplomate et Professeur Assindié Mungala pour ramener la culture de paix en République démocratique du Congo/

Cet ouvrage est CANDIDAT au Grand Prix Panafricain de Littérature 1ère édition et le 1er Prix du Livre congolais, sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président de la République démocratique du Congo, Félix TSHISEKEDI

La rédaction

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