À l’occasion de la Journée internationale de la danse, célébrée chaque 29 avril, le Collectif des danseurs du Kivu a organisé une rencontre inédite, ce mercredi 29 avril 2026, au Foyer culturel de Goma. Contrairement aux habitudes, l’objectif n’était pas la performance, mais l’échange et le partage autour de sujets jugés essentiels à la profession.
Nombreux ont répondu présents à ce rendez-vous. Baptisée « Franc-parler des artistes danseurs », l’activité a permis aux participants d’aborder sans filtre des thématiques liées à l’amélioration de leur secteur et à l’exercice de leur art sans contraintes.

Parmi les sujets mis à l’ordre du jour figuraient les défis et opportunités propres aux danseurs, les relations internes à la communauté, mais aussi des questions plus techniques comme la rédaction d’un portfolio pour une visibilité crédible, la construction d’une identité artistique, ou encore les stratégies de notoriété auprès du public.
Les échanges ont également porté sur la nécessité pour les danseurs de s’unir et de travailler en collaboration pour des fins communes, dans l’intérêt et la fierté de tout le Kivu. Les rôles et responsabilités du danseur, l’impact de la scène sur le dynamisme de la vie artistique locale, l’engagement des organisateurs, le professionnalisme des artistes, ainsi que les enjeux de respect mutuel et de rémunération ont été largement discutés.

Ce moment a été jugé particulièrement bénéfique par les participants, qui ont pu échanger sans détour avec les responsables de leurs groupes respectifs sur des questions essentielles à leur pratique quotidienne.
Le Collectif des danseurs du Kivu, une association qui réunit les danseurs et compagnies de la région pour promouvoir l’image de la danse et coordonner des actions communes, a prévu la grande célébration publique de cette journée ce samedi 2 mai 2026, toujours au Foyer culturel de Goma.

Au programme : performances scéniques, chorégraphies, freestyles et prestations de différents groupes. Des expositions et des initiations à la danse seront également proposées. L’entrée est libre et ouverte à tout le public, ainsi qu’aux amoureux de la danse, dans un esprit de convivialité et de partage.
La danse, rappellent les organisateurs, rassemble, apaise et rapproche les communautés. Elle constitue un outil puissant de cohésion sociale, d’expression et de lien communautaire.
À cette occasion, la rédaction de Culture Congo adresse ses vœux les plus chaleureux aux danseurs et à tous ceux qui, par leur engagement, contribuent à faire respecter et à donner du poids à cet art dans la région.
Franklin MIGABO
