Un collectif d’associations de la diaspora congolaise et d’organisations de défense des droits humains lance, à partir du 1er août 2026 à Bruxelles, une vaste campagne de sensibilisation citoyenne. L’objectif est de soutenir la pétition internationale initiée par le Fonds National de Réparation des Victimes des Violences Sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), et d’en recueillir deux millions de signatures.
Depuis plus de trois décennies, l’est de la République démocratique du Congo est le théâtre de violences récurrentes qui ont bouleversé la vie de millions de personnes. Derrière les statistiques se dessinent des trajectoires individuelles et collectives marquées par le deuil, les déplacements forcés, les violences sexuelles et l’effondrement des repères sociaux. Cette campagne ne se limite pas à un exercice de mémoire ; elle entend peser sur les décideurs belges et européens en faveur d’une reconnaissance effective des victimes, de la justice, de la réparation et de la non-répétition.
L’initiative répond à un double constat : la persistance d’un conflit dont les conséquences humanitaires restent largement méconnues du public européen, et la nécessité de renforcer le plaidoyer international en faveur des droits des populations affectées. La pétition du FONAREV constitue, pour le collectif, un levier concret pour accroître la visibilité des revendications auprès des instances nationales et internationales.
La campagne se déploie en trois temps forts à Bruxelles. Le 1er août, une rencontre de plaidoyer réunira, sur invitation, des mandataires politiques, des représentants associatifs, des journalistes et des influenceurs, afin de présenter les enjeux de la mobilisation et d’en amorcer la dynamique. Le lendemain, le lancement officiel de la campagne citoyenne se tiendra place Lumumba, avec des équipes de bénévoles chargées d’informer le public, de recueillir des signatures et de lancer la version numérique de l’appel.
Enfin, le 22 août, une journée de commémoration placée sous le signe du GENOCOST associera témoignages, performances artistiques et lectures publiques, afin de rappeler que la mémoire des victimes est indissociable d’une perspective de paix durable.
Le collectif invite l’ensemble des acteurs de la société civile, des artistes, des personnalités publiques, des médias et des citoyens à rejoindre cette mobilisation. La liste des intervenants et le nom du porte-parole officiel seront communiqués dans les prochains jours.
Créé en République démocratique du Congo, le FONAREV est l’établissement public chargé de la mise en œuvre de la politique nationale de réparation en faveur des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité. Ses missions couvrent les champs de la réparation individuelle et collective, de la justice, de la réhabilitation, de la mémoire et des garanties de non-répétition.
Franklin Migabo
