Dans les méandres de la culture lushoise, une plateforme se démarque à travers des performances exceptionnelles. La première édition du Labo A=Oh a marquée le public et révélé toute la portée artistique d’une initiative consacrée au slam et à la poésie. Porté par la plateforme Cas Tout Bas Rimes et coordonné par Doryphore Mearl Armel, les ateliers, organisés du 16 au 20 février entre le Lycée Tudjikaze et le Centre d’Art Biasasa, ont réuni une vingtaine de candidats retenus sur une quarantaine de candidatures.
L’appel à candidatures lancé depuis le mois de décembre 2026 a contribué à démontrer le désir de cette plateforme à promouvoir le slam pour tous. Au terme du processus, huit stagiaires sont arrivés jusqu’au bout du laboratoire, poursuivant une immersion intense faite d’apprentissage, d’écriture et d’expérimentation. Le Labo s’est prolongé près d’un mois de répétitions, avant une résidence allant du 23 au 28 mars , culminant dans un spectacle de restitution qui a constitué le point d’orgue du projet.

« Ce moment de restitution a permis au public de découvrir des performances puissantes, sensibles et habitées. Parmi les temps forts, certains textes ont particulièrement marqué l’assistance, notamment un texte d’amour salué pour sa force émotionnelle. Les mots travaillés durant les ateliers ont pris corps sur scène, devenant voix, présence et émotion partagée. Le public, émerveillé, a répondu avec intensité à ces propositions artistiques”, a souligné déclaré Doryphore Mearl, initiateur de la plateforme Cas Tout Bas Rimes.
Au-delà du spectacle, le projet a bénéficié de l’implication des chercheurs associés et encadreurs : Socrate Kyola, Slamatheus Mwanza, JPK et Mosha du Ciel, qui sont d’anciens stagiaires des éditions passées.

« Le Labo A=Oh a produit des résultats concrets : des textes originaux ont vu le jour, de nouveaux slameurs ont émergé sur la scène de Lubumbashi, et une dynamique collective s’est affirmée autour de la parole poétique. Plusieurs spectateurs ont été saisis par la qualité des performances livrées par des artistes encore en formation, preuve de la profondeur du travail accompli au sein du laboratoire”, a-t-il renchéri.
Avec l’accueil du Centre d’Art Biasasa et la coordination de Doryphore Mearl Armel, cette synergie a contribué à faire de cette première édition une réussite. Pour les encadreurs eux-mêmes, l’expérience a été marquante sur le point où les participants, ont relevé une forte envie d’apprendre, une progression réelle, et surtout la capacité des stagiaires à donner vie à des textes épatants et époustouflants.

Ainsi cette première édition du Labo A=Oh apparaît ainsi non seulement comme un atelier de formation réussi, mais comme un acte fondateur. Elle ouvre une perspective pour l’émergence de nouvelles voix et confirme le potentiel du slam comme espace de transmission, de création et de transformation.
Cécile MULUMBA
